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Cartes postales entre Strasbourg & Tel Aviv

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(T.S. Eliot)

Partout j'entends le chant des colibris de Tel Aviv…  (une carte postale de Franck Queyraud du 9 mars 2004)

 

  D’autres oiseaux par FQ

 

Chère Sabine,

Ce matin, le ciel est de nouveau bleu à Strasbourg, les chants des oiseaux célèbrent le printemps qui a poussé l’hiver, pas très en forme cette année… je savoure ce bonheur de pouvoir dire, écrire, t’écrire, dessiner, sourire, me promener libre dans le jardin botanique, mille choses encore comme écouter les oiseaux que les chats affalés dans des canapés à fleurs n’attrapent plus… ici.

Il parait que dans une quarantaine d’années, le climat strasbourgeois ressemblera à celui des bords de la méditerranée. Voici enfin une nouvelle carte postale en réponse aux deux que tu m’as envoyées en décembre… et oui, j’aimerai bien entendre, un jour, ton compagnon chanter avec Fortis sur ces airs que j’écoutais au temps de mon adolescence… le temps passe si vite… j’ai l’impression que c’était hier…

Hier, hier soir justement, une soirée poétique avait lieu à la Médiathèque André Malraux pour le lancement de l’anthologie du printemps de poètes aux éditions Bruno Doucey : La poésie au cœur des arts. Nous avions invités plusieurs poètes pour un récital et le lancement du Blogart : le web-livre numérique associé au recueil de papier, belle expérience collective de médiation autour de la poésie. La soirée d’hier était envoutante : les voix des poètes s’enchainaient ; les sonorités du français se mélangeaient avec l’arabe, le persan et l’hébreu ; un peintre, Gilbert Conan et un musicien Christophe Rosenberg interagissaient, complices, des mots entendus. Tous les souffles s’entremêlaient. Nous écoutions. Il y avait Bruno que tu connais. Il y avait la poétesse syrienne, Maram al-Masri qui nous a émue en révélant l’effroi de la liberté disparue de son pays, sa fragilité semblable au vol de l’oiseau – comme si d’un seul coup, il n’y avait plus d’air pour porter l’aile qui effleure, légère, l’atmosphère qui nous fait respirer -  ; la diction syncopée des poèmes de Garous Abdolmalekian accompagné de sa traductrice, Farideh Rava, scandant lui aussi la liberté, les cages où les états enferment les hommes et un oiseau de paix qui tente, tente de s’envoler…  Il y avait la douce brise de l’hébreu d’Hadassa, Hadassa Tal qui soufflait ses mots, les mots de ses poèmes, ses poèmes emplis d’air et d’oiseaux…

Ce matin, en ouvrant au hasard Dans un fracas de plumes, son recueil de poèmes, le premier mot lu fut : colibri.

 

« Dans la verdure d’un cyprès

Le soleil verse

Ses rayons

 

Un colibri rame sur une feuille de géranium

Minuscule comme

Pour se poser

Sur la paume

D’un enfant. »

 

L’oiseau. La paume de l’enfant. Au repas qui a suivi le récital, nous avons parlé de Tel Aviv, d’Avishai Cohen et d’Eytan FOX, du plaisir de jardiner, et de toi, de nos échanges. Je n’avais pas encore saisi, hier soir, que peut-être, Hadassa et toi, regardiez les mêmes colibris…  

 

« Comme un colibri

Je vole dans tous les sens

Sans répit

Portée par le souffle

De nouveaux chants

 

Si une langue il me faut choisir

Sans demeure je suis. »

 

Non plus. Pareil. Je ne veux pas choisir. Je veux entendre tous les chants, voir tous les vols des oiseaux. Vos deux livres – celui d’Hadassa et le tien – sont remplis d’oiseaux… de leurs vols, de leurs fragilités…

Hier matin, j’ai accompagné ma fille à l’aéroport. Après quinze jours de vacances, elle repartait vers les bords de la méditerranée où elle réside. Pendant le trajet, elle m’a récité une dernière fois le poème qu’elle venait d’apprendre et qui est l’œuvre d’un des poètes que nous aimons tous les deux :

 

« Un village écoute désolé

Le chant d'un oiseau blessé

C'est le seul oiseau du village

Et c'est le seul chat du village

Qui l'a à moitié dévoré

Et l'oiseau cesse de chanter

Le chat cesse de ronronner

Et de se lécher le museau

Et le village fait à l'oiseau

De merveilleuses funérailles

Et le chat qui est invité

Marche derrière le petit cercueil de paille

Où l'oiseau mort est allongé

Porté par une petite fille

Qui n'arrête pas de pleurer

«Si j'avais su que cela te fasse tant de peine,

Lui dit le chat,

Je l'aurais mangé tout entier

Et puis j'aurais raconté

Que je l'avais vu s'envoler

S'envoler jusqu'au bout du monde

Là-bas où c'est tellement loin

Que jamais on n'en revient

Tu aurais eu moins de chagrin

Simplement de la tristesse et des regrets.»

 

Il ne faut jamais faire les choses à moitié. »

.

(« Le chat et l’oiseau » – Jacques Prévert)

 

Je ne sais pas pourquoi j’aime autant la poésie de Jacques Prévert, celle d’Hadassa Tal ou la tienne, Sabine. Parce que.,  aurait dit Prévert…

Il ne faut jamais faire les choses à moitié. Plus je marche dans cette ville et plus je lève la tête au ciel pour voir les oiseaux qui passent et se posent, libres, dans les arbres.

Les oiseaux, je ne peux pas les imaginer sans les arbres…

 

Bien à toi, Sabine, à Orlane et ton compagnon…

Amicalement

Franck

 

 

Les recueils cités sont :

Dans un fracas de plumes /Hadassa Tal. – Editions Bruno Doucey, 2014.

Les colibris à reculons / Sabine Huynh. – Voix d’encre, 2013.

La poésie au cœur des arts / sous la direction de Bruno Doucey et Christian Poslaniec. – Editions Bruno Doucey, 2014.

Elle va nue la liberté / Maram al-Masri. – Editions Bruno Doucey, 2013

Nos poings sous la table / Garous Abdolmalekian. – Editions Bruno Doucey, 2012.

Histoires / Jacques Prévert. – Gallimard, 1963.

 

 
 
« Je possède des ailes » mais ne le sais pas… pourtant « usager de l’espace »…  (une carte postale de Franck Queyraud du 1er novembre 2013)

 

Jardin botanique de Strasbourg

.

Ce sont tes colibris qui volent à reculons qui viennent te porter cette nouvelle carte postale. Depuis la dernière, le temps a filé… même si parait-il, il n’existe pas. Ne m’en suis pas rendu compte, pris par des activités quotidiennes chronophages qui empêchent la flânerie. « Un jour le passé ne revient plus » et nous tentons, en écrivant, d’en conserver des bribes, des traces… et je ne sais pas si c’est une bonne idée. Une nécessité ? Je ne sais pas si cette activité d’écrire est vraiment… quel mot choisir ?... sérieuse ? Ce n’est pas ce mot là… je ne trouve pas… L’important est de chercher ? Tiraillé, en permanence, suis… mais je lis… je lis les textes de ma compagne, lis et relis ce qu’elle a écrit : « dessinons ces pontons où poser nos derrières pour lire tous horizons, ou presque. »… je lis… te lis aussi, Sabine… alors… je me demande où le temps file, se cache… et cette même impression : « Comme un colibri / je vole dans tous les sens / sans répit / portée par le souffle / de nouveaux chants / si une langue il me faut choisir / sans demeure je suis. » La lecture est un besoin insatiable… Ma nourriture… Le souffle, c’est le titre d’un livre que j’essaie d’écrire depuis l’âge de mes vingt ans… et le temps a filé… et s’accumulent les fragments… et ce souffle qui conduit mes pas, j’aimerai bien arriver un jour, enfin, à le capturer, le mettre dans la cage du livre que j’imagine, dont je rêve depuis tout ce temps, même si je ne fermerai pas la porte de la cage. Mais sans cesse, ce doute… Comme dit Perec : « Mais enfin, au départ, il n’y a pas grand-chose : du rien, de l’impalpable, du pratiquement immatériel : de l’étendue, de l’extérieur, ce qui est à l’extérieur de nous, ce au milieu de quoi nous nous déplaçons, le milieu ambiant, l’espace alentour. » Qu’est ce qui fait que nous trouvons le monde gigantesque autour de nous, tout petit et que nous ayons envie d’en créer un nouveau qui ne prendrait seulement vie que lorsqu’un lecteur parcourrait la page blanche du livre ou maintenant, l’écran rétro éclairé de nos nouveaux supports de lecture ? Créer une nouvelle Terre du milieu à l’image de l’écrivain exilé en Angleterre : combien il a dû s’ennuyer pour pouvoir créer ce monde si réel, avec ses tours et ses anneaux ? Nous ne sommes pas comme les chats. « N’importe quel propriétaire de chat vous dira avec raison que les chats habitent les maisons beaucoup mieux que les hommes. Même dans les espaces les plus effroyablement carrés, ils savent trouver les recoins les plus propices. » écrit Perec, toujours, dans cette pensée placide n° 1. De mon impossibilité actuelle de demeurer placide… et « suivre du doigt la fêlure / avec une nostalgie de mousson »…

Merci Sabine pour ces Colibris à reculons

Bien à toi et à ta petite famille…

Amitiés, Franck

 

Notule pour faire signe :

Les textes de Georges Perec sont extraits d’Espèces d’espaces, parus aux éditions Galilée, la première fois en 1974.

Sabine Huynh a fait paraître Les colibris à reculons aux éditions Voix d’encre, accompagnés des craies noires de Christine Delbecq, en septembre 2013.

Les textes et les images de WingsOfFlo sont à lire ici.

Et une pensée pour JR.R. Tolkien…

 

 

Les demoiselles : d'un écho à l'autre... (une carte postale de Franck Queyraud du mercredi 10 juillet 2013)

 

 

Elles sont deux. Elles ne dansent plus, elles… Elles sont jumelles aussi… nées sous le signe de l’industrialisation et des trente glorieuses… et, ici, dans la ville de S., on les surnomme Les Demoiselles. Trouvaille faite il y a deux jours, entendue serait plus précis. Je passe sous elles deux ou trois fois par jour pour rejoindre mon lieu de travail. Elles me font penser aux grues que je construisais avec mes boites de mécano, et comment j’enrageais petit, car n’ai jamais pu obtenir les petits moteurs pour actionner poulies et filins, petits moteurs vendus en option. Tant pis, je redoublais d’imagination, m’en moquais… Je te parle Sabine de ces demoiselles car ce matin en ouvrant mon outil de veille rassemblant mes blogs de lecture quotidienne, j’ai souri en lisant le premier épisode du feuilleton de l’été d’Anne Savelli, appelé Mes demoiselles. J’aime bien ces effets du hasard ou de l’attention. As-tu remarqué cela, Sabine, que lorsque l’on commence à s’intéresser à une chose, ce type de phénomène se produit constamment ? Est-ce une affaire d’attention ? Les choses les plus compliquées dès que l’on est dans cet état de tension, propre à l’attention, deviennent très vite plus intelligibles. Déclics que l’on pourrait penser liés à la maturité de la pensée, mais il n’en est rien, on peut avoir ces lumières tout petit. Le temps ne fait rien à l’affaire, a chanté le poète sétois. Dans ce livre que j’écris en ce moment, qui s’appellera sans doute Dans la ville de S., je peux dévoiler une autre trouvaille qui vient de m’émerveiller… A huit neuf ans, j’étais fasciné par une série de la télévision : L’homme du Picardie. J’étais tombé littéralement fasciné par ce feuilleton et rêvais d’habiter sur une péniche. Picardie était le nom de cet automoteur de 30m (on ne dit pas péniche chez les mariniers) comme il est expliqué très didactiquement dans l’introduction au premier épisode. Comme je lis actuellement beaucoup autour de l’histoire du port où sont installées mes deux demoiselles, me suis replongé dans le monde des mariniers. Retrouvé une copie du téléfilm. Et revu le premier épisode. Me suis rendu compte – à mon âge avancé – de la tristesse infinie de ce téléfilm qui conte la dure réalité d’une famille de marinier, les Durtol. Suis passé complètement à côté, du haut de mes moins de dix ans… Mais le plus surprenant, en visionnant ce souvenir d’enfance, c’est de découvrir qu’à la 24ème minute, l’histoire se déroulait dans la ville de S. où je réside aujourd’hui, et tout autour du Port du Rhin où je flâne, passant chaque jour sous les deux demoiselles immobiles…  à présent… Musique… Mi fa sol la mi ré… La boîte de Mélancolie n’est pas toujours là où…

Bien à toi et à ta petite famille…

Amitiés,

Franck


 

Qui prend encore le temps, aujourd'hui, de grimper à un arbre en pleine ville ? (une carte postale de Franck Queyraud du samedi 29 juin 2013)

 

Chouettes par FQ

Qui prend encore le temps, aujourd’hui, de grimper à un arbre en pleine ville ? D’observer les Poiseaux ou les Oissons ; qui signent les uns, leurs trajectoires par un reflet sur l’onde ou pour les autres, viennent respirer une bulle de ce ciel bleu au-dessus de la rivière… rivière qui porte nom d’ill ? Dans cette ville de S. où je me balade depuis presque trois mois, tantôt rive droite, tantôt rive gauche ; le long des bras de ce cours d’eau qui, un peu plus loin, se jette (rejoint ? c’est mieux, non ?) dans le Rhin. L’homme qui marche est un manga paru en France en 1995. Je ne sais pas, Sabine, si tu connais cette bande dessinée de Jiro Taniguchi qui raconte l’histoire d’un citadin d’une ville japonaise, flâneur et un peu dans la lune, qui longe les bords d’une rivière sans trop s’occuper du temps qui passe. Qui regarde des choses que l’on ne voit plus. On ne sait pas quel est son métier la journée. Cela n’a aucune importance. Dans le livre, la journée – chaque chapitre ne commence que lorsque cet homme commence ses flâneries. J’aime les titres de celles-ci  qui sont autant de courtes nouvelles dont je te liste les titres : observer les oiseaux, tombe la neige, dans la ville, grimper à l’arbre, il pleut, nager dans la nuit, après le passage du typhon, le long chemin, la nuit étoilée, dans la ruelle, un paysage flou, sous le cerisier, objet perdu, l’aube, un store en roseau, un bon bain, voir la mer… Cette longue phrase, on dirait un poème séquencé dans le fil du cours du livre... Depuis, Jiro Taniguchi est devenu un dessinateur reconnu, mondialement connu… Mais moi, c’est toujours un plaisir renouvelé de lire ce manga… A partager avec ta fille ainsi que cette image des chouettes prise hier dans un escalier lors de la remise des diplômes de la Hear. Hear ? Hear est la Haute Ecole des Arts du Rhin où pas moins de 108 jeunes hommes et jeunes femmes venant des quatre coins du monde présentent tous ce weekend, leurs travaux de fin d’étude. J’ai notamment discuté avec une jeune artiste qui s’interrogeait sur la définition de la culture. Elle écrit dans l’introduction de son mémoire : «mon parcours d’étudiante en publicité, puis en design graphique et enfin en didactique visuelle m’a amenée à m’interroger sur l’éthique de ma future pratique. Il m’a semblé alors évident de séparer deux domaines d’intervention : le commercial et le culturel. Autant écarter tout de suite le premier ; mes premières années d’études m’ont permis d’apprendre à manipuler les signes afin de pousser les individus à consommer. Je préfère manipuler les images aux bénéfices des gens. » (Images de quartiers d’images par Sandra Seruch. – Didactique visuelle, Hear, 2013)… Je ne sais pas vraiment ce qu’est la didactique visuelle… Cela n’a aucune importance, chacun son jargon… mais trouve très frais - très chouette les interrogations de cette jeune artiste… Hear… J’entends, je vois, je respire…

Bien à toi et à ta petite famille…

Amitiés,

Franck

P.S. : ah j’oubliais, nous avons signé ce jour avec ma compagne le bail d’un nouvel appartement, très lumineux et très grand et me réjouis de récupérer prochainement ma bibliothèque personnelle, stockée chez un ami des bords de la méditerranée. Et pour faire écho à la dernière phrase de ta récente carte postale, une citation du poète manchot : « Le simple fait d’exister est un véritable bonheur. » (Blaise Cendrars)

Des petits riens entre Lyon et Strasbourg (une carte postale de Franck Queyraud du samedi 8 juin 2013) 
 

 
 Hublots sur Rhône et sur observatoire de Strasbourg par FQ

 

Dans le train entre Lyon et Strasbourg, un remue-ménage énorme dans le wagon. Un groupe de parents avec des enfants... Insupportables. Parents comme enfants, comme s'ils étaient à domicile dans l'espace public. À côté de moi, un couple de jeunes parents - modèle bon chic bon genre - que l'on imagine lisant tout ce qui concerne l'éducation de leur bébé ; bébé qui regarde avidement la bande dessinée que je tente de lire. Arrive le moment ou le bébé manifeste son ennui d’être tenu dans les bras... La maman le pose à terre dans la travée centrale du wagon. Comme tous les autres parents ou enfants n'arrêtent pas de se lever, bouger, gesticuler, elle enlève son bébé toutes les dix secondes du passage. Mais le repose inlassablement dans l'allée centrale. Finalement, le bébé, à quatre pattes parvient à atteindre un carré de quatre sièges où il y a six petites filles qui jouent à la DS, mangent gâteaux et boivent force boissons à bulles. Rattrapant juste avant qu'elles ne tombent à terre des gourdes lourdes déséquilibrées par le mouvement du train, et puis, gourdes qui finissent par tomber, à deux doigts de la tête du nourrisson. Dans ce chaos, la mère s'endort. Le bébé finit par atteindre un tas merveilleux formé par l'accumulation des baskets que les six jeunes filles ont enlevées. Le petit s'empare d'une basket et la met à la bouche. Sixième sens de mère ? Elle se réveille, voit le petit dégustant la chaussure de sport, se lève brusquement pour lui enlever l'objet de ses convoitises. Récupère son enfant. Me dit qu'elle va le garder avec elle... Les microbes, je pense... Elle le pose de nouveau près d'elle. Et d'un mouvement rapide, elle se déchausse et lui tend sa propre chaussure…

Un peu plus tard - Piochées sur ma Time Line Twitter, pour m'informer de l'actualité  strasbourgeoise depuis mon départ, je te partage plusieurs infos traitées dans la limite des 140 caractères. Strasbourg : près d'un millier de personnes en soutien aux manifestants turcs - France 3 Alsace / Strasbourg : manifestation en faveur des lévriers - France 3 Alsace / Strasbourg #vidéos Courses de baignoires / Entre 500 et 800 fidèles ont participé à une "Marche pour Jésus" à #Strasbourg : F3 Alsace. 140 caractères pour simplifier le monde. Toutes informations traitées sur le même plan. Impression bizarre.

Ce qui est bien avec les cartes postales numériques, c'est cet espace non limité par la place ou le nombre de caractères.

Ce monde est fou ;)

Amitiés à toi, Sabine et salut à ta petite famille.

Franck

 

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Je reprends ici les mots de Franck en inversant les pronoms... : Avec Franck, suite à notre vase communicant du mois d'avril, nous avions envie de continuer à partager cet échange sur nos blogs respectifs... de temps en temps, chez lui ou chez moi, vous retrouverez nos cartes postales. Lui, résident de Strasbourg, et moi, sise à Tel Aviv... dirons nos quotidiens... deux regards de deux coins du monde... une autre actualité, un peu différente de celle que l'on reçoit - subit ? - chaque jour des médias traditionnels...

Mes cartes postales envoyées à Franck, entre Tel Aviv et Strasbourg, sont ici.

 
 
 
 
 
 
Je suis condamnée à écrire pour presque dire.
I am doomed to write and never quite say it.

 
Copyright © Sabine Huynh 2011-2016
Sauf indication contraitre, textes et photographies © Sabine Huynh