Elvis à la radio

Récit littéraire mâtiné de fiction.

Parution le 6 octobre 2022 aux éditions Maurice Nadeau, collection « À Vif » (dir. : Delphine Chaume).

Le moment tant attendu est arrivé : mon nouveau livre, un texte hybride (on peut l’appeler « roman » comme l’éditeur, ou « récit littéraire mâtiné de fiction ») paraît ces jours-ci aux prestigieuses éditions Maurice Nadeau, dans une nouvelle collection, « À vif », qui compte déjà trois titres, dont le mien : Elvis à la radio.

J’ai mis de longues années à lui trouver la forme qu’il a aujourd’hui. J’avais déjà commencé à l’écrire alors que j’écrivais ma thèse de doctorat, il y a une quinzaine d’années. Je crois que j’en ai écrit des dizaines de versions différentes, plus ou moins romanesques, et pas toujours très réussies.

Dans Elvis à la radio, la narratrice fouille sa mémoire apparemment vide pour tenter de retrouver les traces de souvenirs d’enfance qu’elle croyait disparus à jamais, oblitérés par la guerre, la mort, la violence et la folie. Parmi les souvenirs terribles qui refont surface au fil de l’écriture, elle repêche tant bien que mal une poignée de moments de grâce, dûs en partie à la lecture — d’où la bibliographie en fin d’ouvrage, qui référence des voix qui ont compté pour la narratrice et qu’elle a tissées à la sienne –, mais aussi à des choses apparemment « ordinaires », qui pourtant ont sauvé une petite fille du désespoir absolu, et probablement de la folie aussi.

Elvis à la radio montre peut-être comment l’on devient qui l’on est, malgré les parents que l’on a eus. Ou comment écrire avec rien, sans mémoire, sans souvenirs. Ou comment apaiser les démons du passé grâce à la recherche d’une certaine objectivité dans l’écriture. Ou comment y survivre. Ou le revers de la médaille de l’intégration soi-disant réussie des immigrés vietnamiens. Ou les ravages de la colonisation, de la pauvreté, du racisme. Ou comment l’écriture et la lecture parviennent à réchauffer les eaux glacées de l’océan mémoriel. Ou d’autres choses encore, que vous verrez vous, sans aucun doute, si vous lisez ce texte.

« L’histoire » se passe dans les années soixante-dix et quatre-vingts, au Vietnam (à Saigon) et en France (dans la banlieue lyonnaise), mais aussi ailleurs, où l’on parle anglais, par exemple.

Elle commence par une naissance qui aurait dû être une mort, au milieu d’une guerre, et se poursuit par le quotidien saigonnais d’une petite fille et de sa grand-mère, qu’elle croit être sa mère, et de leur existence silencieuse scandée par les tubes américains qui sortent du poste de radio, celles d’Elvis Presley, dont une en particulier…

Elvis à la radio se commande dans n’importe quelle librairie, même en ligne, et notamment sur le site des éditions Maurice Nadeau.

Il comporte 304 pages, 42 chapitres, 6 pages de bibliographie et coûte 22 euros.

En vous remerciant infiniment, de m’avoir lue jusqu’ici, et de m’avoir accompagnée, d’une façon ou d’une autre, par votre présence bienveillante, je vous souhaite des livres nourrissants.

Sabine Huynh (Tel Aviv, 4 octobre 2022)

Autour D’Elvis à la radio

09/02/2023 : Entretien avec Sébastien Rongier autour d’Elvis à la radio, Maison de la Poésie de Paris.

25/11/2022 : Nikola présente Elvis à la radio dans son émission radiophonique littéraire Paludes, sur les ondes de Radio Campus Lille (106,6 MHz ou campuslille.com ou DAB+). Présentation que l’on peut écouter ici.

24/11/2022 : 10h, La Contrescarpe, Paris. Entretien avec la journaliste littéraire Jeanne Orient pour sa série d’entretiens « Les escales de Jeanne ». Entretien filmé et visible ici.

24/11/2022 : 19h30-21h : Rencontre signature à la Librairie Des Femmes (35 rue Jacob, 75006 Paris).

23/11/2022 : de 11h30 à 13h, INALCO, Paris. « Une histoire et son absence, rencontre avec l’écrivaine Sabine Huynh » autour de son roman Elvis à la radio, organisée par Marielle Anselmo.

05/11/2022 : de 19 à 20 heures, débat avec Delphine Chaume sur le thème « écrire pour survivre », suivi d’une dédicace, au salon de L’Autre Livre, Halle des Blancs Manteaux, Paris. Une vidéo est disponible ici.

24/10/2022 : entretien radio avec Patrick Cargnelutti, dans l’émission littéraire de Radio Évasion (Finistère, 100/4 FM), Des Polars et des Notes.

Patrick Cargnelutti, Des Polars et des Notes.

24 et 25/09/2022 : dédicace de Elvis à la radio (éditions Maurice Nadeau, 2022), le 24 à 17h et le 25 à 16h, au stand des éditions Maurice Nadeau, dans le cadre de l’Actuel Festival des littératures contemporaines, Arènes de Lutèce, Paris.

Des mots déposés ici et là au sujet d’Elvis à la radio – grand merci aux lecteurs et lectrices !

Quelques mots de l’écrivain et animateur de radio Patrick Cargnelutti (déposés sur Twitter le 30-09-2022)

Extrait de la toute première critique, signée par Noé Gaillard pour Daily Passions (webzine culturel suisse) :

« Regardez : il y a une jeune ou une petite fille qui de manière impersonnelle prend conscience de ce qui l’environne, il y a une jeune femme qui se souvient et rapporte son souvenir et ‘sa réalité’, il y a un « Je » qui, conscient des deux qui précèdent, peut analyser et se poser des questions. Enfin cette quatrième qui décide de ce qui doit être dit et travaille et retravaille la façon dont c’est dit. Bon ! J’ai triché car quand vous lisez ce que je viens de dire n’est pas aussi directement lisible, aussi clairement mis en évidence et de plus on se laisse emporter par celle(s) qui raconte(nt). Lisez, vous comprendrez mieux et réfléchissez à ce que dit cette ‘longue’ citation : « Ne pas avoir de souvenirs signifie peut-être ne rien posséder qui puisse éclairer l’abîme siégeant au cœur des pantins que nous sommes, alors pour pallier cette lacune, certains d’entre nous – les plus obsessionnels ? – alignent des mots sur des pages tout en étant conscients de l’impossibilité pour la forme biographique de saisir une totalité, absente de toute façon. » » (14-10-2022. Pour lire le reste de la critique, cliquer ici.)

Quelques mots du réalisateur Lam Lê (déposés sur Facebook le 14-10-2022)

Quelques mots de l’écrivain Ervé (déposés sur Twitter le 17-10-2022)

Quelques mots du grand lecteur Samy Hazan (déposés le 16-10-2022 dans un courriel à sa cousine, qui me les a transférés – partagés ici avec son autorisation)

Extrait d’une lettre de la grande lectrice Marie-Thérèse Peyrin, déposée sur son blog, L’entame des jours :

« J’attendais ton livre radio guidé, dans ta prose bilingue. J’attendais ta parole impérieuse au milieu de tous les analgésiques de la bienséance. J’attendais que des femmes comme toi ou Annie Ernaux que tu cites dès le début (et tu ne pouvais pas savoir que Nobel elle aurait…) et bien d’autres qu’on fait semblant de ne pas entendre pour ne pas déranger l’ordre des convenances et le théâtre cruel des assignations au silence. J’attendais un tel livre de toi, et il est là, dans mes mains, « à vif », je sais que je vais finir de le lire en apnée. » (22-10-2022. Pour lire le reste de la lettre, cliquez ici.)

Quelques mots de la grande lectrice Marie-Thérèse Peyrin (déposés sur Facebook le 24-10-2022)

Extraits de la critique de Marc Verlynde, publiée sur son blog littéraire, La viduité :

« sa lente construction dans les oblitérations du langage. Dans une prose qui tend ses interrogations, les mises en question dans une pratique réflexive de l’écriture »

« Elvis à la radio ou l’écriture de l’étrangeté autobiographique, une très belle tentative de compréhension de ce que l’on a été »

« la lecture d’Elvis à la radio souvent m’a fait penser à Un bref instant de splendeur d’Ocean Vuong. La proximité de contexte ne tient pas entièrement, on entend pourtant dans ces deux livres le désir de comprendre la souffrance maternelle de l’exil. »

« Qu’est-ce que ça fait d’être une immigrée dans l’ancienne puissance coloniale de son pays. Dans ce livre (on peine à le réduire à une autobiographie), nous assistons à une très fine mise à la question des origines vietnamiennes de l’autrice. On touche alors, je crois, à la spécificité de son livre : une permanente et belle oscillation entre l’inscription, disons, sociologique de son propos et une réflexion sur la langue qui la porte, la fait dévier. Ce serait d’ailleurs, à mon sens, la vraie valeur de tous textes autobiographiques : ses tentatives d’élargissements, ses désirs d’affranchissements. »

« Elvis à la radio donne à sentir la matérialité de cette souffrance. Au fond, on peut se demander si une des plus grandes réussites de la littérature n’est pas de doter de concret ce qu’elle décrit. Des brisures de riz, des gâteaux pour chiens, la terrible humiliation de l’enfance a une saveur. Sabine Huynh parvient à en saisir les anamnèses, des retours pas nécessairement voulus. Le récit de soi comme ce qui se répète. « 

« Sabine Huynh affirme alors avec force : il ne s’agit pas seulement de dire son passé, mais de trouver une traduction qui permette de rendre vivable le maintenant. Inventer une langue qui soit sienne passe sans doute par la capacité d’écouter celle des autres. On aime l’idée qu’Elvis à la radio soit troué de citations, collées en italiques, elles renforcent le propos en l’élargissant. »

« Apprendre à lire autant dans cette attention aux allitérations de cette méthode de lecture que dans une sélection, du Reader’s Digest, des trésors de la poésie française. Sans doute est-il grand temps de le préciser, Elvis à la radio rend particulièrement sensible le martèlement de la langue. On oserait alors dire que Sabine Huynh nous propose ici une autobiographie poétique. La sonorité des mots comme accès le plus immédiat à ce que le langage ordinaire, hors de l’écriture, se garde de dire. Elvis à la radio ou l’épreuve de l’écriture.  » (24-10-2022. Pour lire le reste de la critique, cliquer ici.)

Extraits de la critique d’Angèle Paoli, publiée dans la revue de poésie et de critique Terres de femmes :

Connaissant l’exigence d’Angèle Paoli vis-à-vis de l’écriture, il me tardait de lire ce qu’elle avait à dire sur « Elvis à la radio », et je lui suis tellement reconnaissante pour son article d’une grande finesse et ampleur qui expose les mécanismes de l’écriture, les procédés qui ont permis au texte de tenir et de rebondir, au-delà de ce qu’il raconte, qui pour moi n’est qu’un prétexte, puisque le cadavre de l’enfance (qui n’est qu’une absence) et son autopsie m’intéressent moins, finalement, que la forme et le corps du texte, bien vivant quant à lui, déployant son parachute de mots, et si cadavre il y a, il ne peut donc être qu’exquis. Voici quelques extraits :

« l’enfant n’a gardé aucun souvenir, si ce n’est ceux que son corps a enregistrés »

« Autant de points de vue différents qui jalonnent les chapitres et permettent d’avancer, en spirale autour de la problématique de l’écriture. »

« il y a de l’invention, synonyme de création, dans ce grand récit, dense et riche, dont les frontières entre fiction et autobiographie (risquer le terme d’autofiction ?) se côtoient, se doublent, se joignent, se retournent, s’épaulent, se contredisent et se contrebalancent. Et Sabine Huynh ne s’en cache pas, qui écrit par exemple :« En imitant, je me réécris, je m’écris, je m’invente. Je suis multiple, une multitude, à la manière de Walt Whitman, une foule d’étrangères à elles-mêmes, vivant dans le mauvais pays, le mauvais corps, parlant toujours la mauvaise langue. » Une étrangéité revendiquée et assumée. « Et c’est très bien ainsi, puisqu’il n’y a nulle part de bonne langue, de bon endroit, de bon corps, de traduction plus valable que l’autre… » (p. 251) »

« Il y a dans ce livre une écriture, qui est à la fois refus du beau style dit littéraire (forme d’imposture, là aussi, de camouflage) et recherche d’une écriture de la vérité. « Écrire la vie ». Telle qu’elle a été vécue par la narratrice, c’est, me semble-t-il, le projet que poursuit Sabine Huynh et qui trouve dans ces pages, dont certaines sont sublimes, son plein épanouissement. Et se faisant, s’inventer une écriture. »

« Les passages où Daniel et Valérie entrent en scène et relaient le récit principal sont particulièrement réussis parce qu’en osmose parfaite, fusion absolue, sans rupture aucune avec le discours central. »

« Il y a bien chez Sabine Huynh ces terribles chagrins qu’elle a endurés jusqu’à l’extrême et contre lesquels elle continue de lutter. Cette réalité-là, qui a existé, lui colle à la peau. Mais il y a aussi de l’écriture, une écriture qui parfois emporte dans son rythme, comme une vague qui monte, intransigeante et inextinguible. Et c’est elle, alors, qui mène le texte, au-delà des problématiques qu’il pose. Ainsi de ce chapitre où se déroule la longue et belle métaphore du tissage, dans laquelle viennent s’emboîter d’autres métaphores. Écriture gigogne, parfaitement maîtrisée et convaincante, mais introuvable sous la plume d’Annie Ernaux, qui refuse et rejette tout recours aux images. Il y a sans doute chez Sabine Huynh une forme de volupté, consciente ou non, à lancer l’écriture à plein régime, à surfer sur le dos de la vague et à se laisser porter emporter par les mots. »

« Sans doute la présence récurrente des citations en italiques a-t-elle une fonction heuristique, laquelle permet à Sabine Huynh de trouver sa route (ou de la légitimer) en progressant à l’aide des écrivains qu’elle a sélectionnés pour avancer dans sa propre histoire. « De la rencontre de quelques textes lus naît l’Espoir d’écrire », écrit Roland Barthes. »

« Autre aspect particulier de l’invention dans Elvis à la radio, la présence d’un paratexte intertextuel omniprésent sur lequel s’étaye le récit principal. Si Sabine Huynh écrit, c’est parce qu’en amont, elle a lu. Lu et traduit. »

« L’on comprend ainsi, à travers les nombreux exemples empruntés à la lecture et à la littérature, que l’invention assume une part importante de l’écriture. Et ce que l’on pensait être un roman devient très rapidement une autofiction. Parce que ce qui est la plupart du temps présenté par la narratrice comme une part de vécu, authentique, se métamorphose soudain sous l’effet de réflexions qui induisent le doute. Du reste l’on peut lire ailleurs cette phrase qui éclaire notre interprétation : « Ce que je ne sais pas, je l’invente donc ; j’ai énormément appris de mon enfance et de la manière de la décrire en l’inventant. » Ou encore : « je ne me souviens de rien tout en me souvenant de certains mots, certaines phrases, que j’ai peut-être inventés mais peu importe, autour desquels tout mon travail d’écriture s’est enroulé. Il s’agit bien d’une histoire et de son absence ». Elvis à la radio, n’est-ce pas l’histoire d’une mythologie personnelle ? Sabine Huynh emploie le mot « légende ». Qui dit mythologie, dit invention. Invention forgée sur les mythes familiaux, récits rapportés, souvenirs des uns et des autres. Le tout servant de matériau premier pour combler les vides de la mémoire. Car la mémoire de l’autrice semble vide, qui s’appuie pour valider son affirmation sur Georges Perec qui affirme dans W ou le souvenir d’enfance : « Je n’ai pas de souvenirs d’enfance. » »

« Reste, au-delà de tout ce qu’il resterait à dire, tant est riche et inépuisable ce « roman », reste à répondre à la question que pose Sabine Huynh de savoir si ça a « marché », « si l’écriture a marché ». Alors oui, au-delà de la question de la Vérité, qui n’a aucune importance pour la romancière, ce qui pour moi a marché, c’est justement la question de l’écriture. L’écriture en tant que telle. Sans rien d’autre. Au-delà du récit et de ses contradictions. L’écriture. »

« Et que c’est cela qui m’importe par-dessus toute autre considération. Une vraie écriture, donc, dans laquelle, chacune ou peut-être chacun, pourra puiser. À Satiété. » (28-10-2022. Pour lire le reste de la critique, cliquer ici.)

L’avis de la libraire Margot Bonvallet (librairie Les Vinzelles, Volvic, France)

Mots déposés par Margot Bonvallet sur Facebook le 29-10-2022
Photo : Margot Bonvallet, libraire à Volvic (librairie Les Vinzelles).

Extraits de la critique d’Henri Marcel, publiée dans la revue Les Cahiers du Nem, « la revue des cultures asiatiques et des diasporas »

« dans cette sorte d’« auto-enquête » riche et dense, parfois mystérieuse, nous sont décrits, par bribes et fragments, quelques épisodes d’un drame domestique, avec cet avertissement : « Quand on ne sait pas d’où l’on vient, on se raccroche aux phrases qu’on peut, des phrases qui surnagent sur les eaux confuses de la mémoire. »« 

« Dans ces pages, en décrivant une famille troublée et les dégâts occasionnés, Sabine Huynh n’entend clairement pas créer une triste fiction de type post victorien. Le récit qu’elle assemble, séquence après séquence, est rendu beau par le processus de découverte, d’élucidation, qu’engage la romancière et poétesse concernant sa propre histoire. Il s’agit de parvenir à une forme de « cohésion », à défaut de « cohérence », sans savoir si les scènes fantomatiques du passé seront enjolivées ou enlaidies par le travail du temps : « Ordonner signifie donc disposer dans une rangée, et, par extension, tisser. La certitude des faits compte peu quand on tisse avec des souvenirs troués. » » (13-11-2022. Pour lire le reste de la critique, cliquer ici.)

Extraits de la critique de Nikola Delescluse, pour l’émission littéraire « Paludes » de Radio Campus Lille (106,6 MHz ou campuslille.com ou DAB+)

« instants presque suspendus de grâce, de bonheur, de joie, des joies fugitives mais d’une intensité folle […] le texte est en même temps travaillé par différentes écritures […] l’écriture de Sabine Huynh […] qui est à la fois une tentative de rassembler ses propres souvenirs mais également de les enrichir, de les créer quand ils sont absents, va s’étoffer de toutes les voix qu’elle a pu connaître, […] car c’est une lectrice dévoratrice (elle dit le bonheur profond que la littérature lui a apporté) […] Sabine Huynh entremêle et entretisse constamment, avec une patience arachnéenne toutes ces voix, la sienne, celles des autres, celles de ces auteurs qui comptent, qui ont compté et qui compteront encore […] montrant qu’il y a une tension vers cette quête de mémoire et en même temps combien il est extrêmement difficile et délicat de tracer une frontière nette et précise entre ce que la réalité peut être, surtout lorsqu’elle est minée de l’intérieur par cette défaillance de mémoire, et de l’autre par ce que cette richesse et cette invention d’écriture est capable d’insuffler à l’intérieur même de ces vides et cette béance. Ça donne un texte qui est hanté lui aussi par la présence de l’araignée, qui n’est pas innocente, ça revient à de très nombreuses reprises, tout comme un certain nombre d’épisodes ou d’événements sont retravaillés, ré-écrits, repris tout au long du texte […] très beau texte habité par la voix d’une poétesse. Sabine Huynh vous entraîne avec Elvis à la radio dans des souvenirs à la fois réels et magnifiés par la puissance de l’écriture » (25-11-2022. Pour écouter la lecture de Nikola Delescluse suivie de sa chronique, cliquer ici ou ici.)

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