Il y a mille portes de cela

07/11/2019 : En 1998, j’ai quitté l’Angleterre et je suis partie vivre quelques années à Boston, aux États-Unis. Là-bas, j’ai découvert l’extraordinaire travail poétique d’Anne Sexton, et depuis lors je traduis ses poèmes à mes heures perdues (qui sont plutôt des heures gagnées, riches et palpitantes). Au jour d’aujourd’hui (7 novembre 2019), il n’existe toujours aucun livre d’Anne Sexton en français. Énorme lacune. Entre 2015 et 2019, avec l’accord de Linda Gray Sexton, la fille d’Anne Sexton, j’ai traduit des poèmes de cette dernière pour les éditions Æncrages & Co, en vue d’éditer un volume intitulé « Il y a mille portes de cela – 46 poèmes choisis » — 46, comme l’âge qu’avait presque atteint Anne Sexton (née le 9 novembre 1928), à un mois près, quand elle s’est donné la mort le 4 octobre 1974. Pour des raisons sur lesquelles je préfère ne pas m’étendre ici, le volume ne paraîtra pas chez Æncrages & Co comme prévu. Ni moi ni Æncrages & Co ne sommes responsables de ce revirement. Une fois par mois environ, je partagerai une ou deux traductions inédites sur cette page, pour le plaisir. Chaque nouvelle publication remplacera la précédente, dont ne subsisteront que le titre du poème et la date de son passage ici.

[ « Ce genre de femme » (Anne Sexton, « Her Kind ». From Bedlam and Part Way Back, 1960). Traduction mise en ligne le 07/11/2019. ]

10/11/2019 : Anne Sexton aurait eu 91 ans hier. Voici une traduction de son poème « 45 Mercy Street », paru dans le recueil éponyme et posthume (1976) :

[ « 45, rue de la Miséricorde » (Anne Sexton, « 45 Mercy Street ». 45 Mercy Street, 1976). Traduction mise en ligne le 10/11/2019. ]

18/11/2019 : Heureusement, notre souhait, à Claire Perrin (assistante de direction chez Æncrages & Co) et moi, de publier Anne Sexton en français a malgré tout enfin été entendu, et je serai en mesure de vous annoncer une bonne nouvelle très bientôt ! Ce ne seront pas les éditions Æncrages & Co qui se chargeront de la publication, mais l’important est qu’une maison d’édition s’en charge, alors tout va bien dans le meilleur des mondes. Stay tuned, comme on dit en anglais, restez à l’écoute !

22/11/2019 : « Bonnes nouvelles, bonnes nouvelles » : ainsi se termine le poème d’Anne Sexton « Lettre écrite sur un ferry en traversant le détroit de Long Island », et ainsi s’annonce aujourd’hui, le 22 novembre 2019, la meilleure nouvelle de l’année en ce qui nous concerne : en 2021 verra le jour un livre comprenant les quatre premiers recueils d’Anne Sexton, aux éditions Des Femmes ! J’ai signé le contrat il y a trois jours, et depuis je traduis sur un nuage. Pour fêter cela, voici des poèmes…

Les poètes Anne Sexton et James Wright se sont aimés très fort. Wright a écrit le poème « Une bénédiction » sur son amour pour Sexton, et Sexton a écrit « Lettre écrite sur un ferry en traversant le détroit de Long Island », sur leur liaison, et « La ballade de la masturbatrice solitaire », au sujet de la fin de celle-ci. .

[ « Une bénédiction » (James Wright, « A Blessing ». The Branch Will Not Break, 1963). Traduction mise en ligne le 22/11/2019. ]

[ « Lettre écrite sur un ferry en traversant le détroit de Long Island » (Anne Sexton, « Letter Written On A Ferry While Crossing The Long Island Sound ». All My Pretty Ones, 1962). Traduction mise en ligne le 22/11/2019. ]

[ « La ballade de la masturbatrice solitaire » (Anne Sexton, « The Ballad of the Lonely Masturbator ». Love Poems, 1969). Traduction mise en ligne le 22/11/2019. ]

Si vous voulez entendre Anne Sexton lire le poème « Letter Written On A Ferry While Crossing The Long Island Sound » : https://www.youtube.com/watch?v=KufhZK40Em0

23/12/2019 : Mon cadeau de Noël pour vous qui aimez la poésie d’Anne Sexton est bien sûr une traduction d’un de ses poèmes, celle de « Christmas Eve » (« Réveillon de Noël »), paru dans Live or Die (1966), un texte dans lequel Sexton évoque sa mère, Mary Gray Staples Harvey, décédée d’un cancer en 1959 (à l’âge de 57 ans) et avec qui elle a eu une relation très compliquée (Sexton s’est suicidée en 1974 vêtue du manteau de fourrure de sa mère). Mary Gray Staples Harvey est enterrée au cimetière du Mount Auburn, à Cambridge (Massachussetts), un lieu magique, très beau, où je suis souvent allée me promener, et même pique-niquer, sous des arbres centenaires. Je ne vivais pas très loin de ce cimetière, au bout d’une petite rue en cul-de-sac qui s’appelait Shaler Lane ; les putois aimaient fouiller nos poubelles la nuit. La poète Amy Lowell, dont j’ai traduit quelques poèmes, est également enterrée à Mount Auburn. Anne Sexton quant à elle est enterrée au cimetière de Forest Hills, à Boston, dans le quartier de Jamaica Plains (e.e. cummings aussi).

Avec tous mes bons vœux.

Traduction inédite de Sabine Huynh du poème « Christmas Eve », d’Anne Sexton (Live or Die, 1966). Cette traduction paraîtra dans l’anthologie des poèmes d’Anne Sexton éditée par les éditions Des Femmes en 2021.

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